12.6.14

Jeunesse aux deux visages

L'actualité récente nous offre deux téléscopages.
On pourrait multiplier les exemples car tous les jours des courageux éducateurs, enseignants ou autres très nombreux intervenants tentent de guider la jeunesse mahoraise vers de meilleurs avenirs (le leur et celui de leur île), mais tous les jours des ados à la dérive détruisent tous les efforts consentis avec toujours plus de violence.
Premier exemple, malheureusement fréquent: des bandes de jeunes s'affrontent et malheur à ceux qui tentent de s'interposer, fussent-ils enseignants.
Jeudi dernier, un enseignant d’EPS (Education Physique et Sportive) du collège K2 (Kawéni) se rend sur le stade de football, derrière K1, avec une de ses classes. Une bande de jeunes arrive alors, armés de couteaux, de chaines et de cailloux qui  s’en prennent à l’enseignant. Ils parviennent à lui prendre son portable. Il sera transporté au CHM. En riposte, 25 policiers ont passé au peigne fin le secteur vendredi, incluant les collèges K1 et K2, et le lycée de Kawéni. Ils ont interpellé un jeune de 16 ans:  « Alors que nous encerclions la zone, un jeune s’est fait menaçant, insultant un policier, en les défiant alors que nous le pourchassions ». Les pompiers ont été appelés car lors de son interpellation il est parvenu à blesser un policier. « Ce n’est pas un jeune de Kawéni, il est scolarisé à Kahani ». Une réunion devait se tenir à la suite de cette agression entre les principaux des collèges, et le cabinet du vice rectorat. A.P-L. Le Journal de Mayotte - See more at: http://lejournaldemayotte.com/fil-info/descente-de-police-a-la-suite-dune-agression-sur-un-terrain-de-sport/#sthash.v5O0lHXK.dpuf
Chaque jour, des faits de trafic de drogue, de vols, souvent violents, alimentent la rubrique "société" des journaux (où certains ont l'air de se complaire).

Deuxième cas, et on préfèrera le garder en référence: l'espoir d'une jeunesse qui découvre son île avec enthousiasme.


Ils sont attachants, ces jeunes.
Mais la partie est loin d'être gagnée, cette jeunesse a besoin de soutien, de reconnaissance et d'encadrement. Même si les intentions existent, la prise de conscience forte n'est toujours pas au rendez-vous, les élus sont frileux (un comble ici) et ils attendent bien sûr des moyens du gouvernement, qui est évidemment le responsable...

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